Souvenirs d’un habitant du village pendant la guerre

En 1939, Plessis l’Evêque ne comptait que 90 habitants et 30 maisons et pourtant notre village avait été désigné comme centre de réquisition pour les camions. Alors imaginez un peu cette agitation ! Les gens venaient conduire leur camion réquisitionné par l’armée française et repartaient ensuite. J’en ai compté jusqu’à 200. Ces véhicules devaient servir à transporter des soldats ou du matériel.

Les autorités obligèrent les habitants à organiser des tours de garde pour surveiller les meules de gerbes de blé car ils craignaient que les malveillants provoquent des incendies.

Le 10 juin 1940 le maire reçut un télégramme de la préfecture ordonnant l’évacuation des populations civiles. Les gens sont donc partis à pied en exode car il n’y avait que deux automobiles dans le village et le carburant avait été réquisitionné. Après quelques jours de marche, l’armée allemande nous a rattrapés à Nemours alors nous sommes revenus.

Pendant l’Occupation, les gens se déplaçaient à pied ou à bicyclette, ils ne pouvaient    même plus prendre le train car les Allemands avaient enlevé les rails du Tacot pour la construction du Mur de l’Atlantique.

Les cartes de rationnement distribuées par la mairie donnaient droit à 300 g de pain par jour et 120 g de viande par semaine, mais les jardins et la basse-cour permettaient d’améliorer les repas.

Sur le chemin de L’école du PLESSIS L’EVEQUE

Sur le chemin  de L’école du PLESSIS L’EVEQUELes plus anciennes archives de    l’école du PLESSIS L’ÉVÈQUE,    datent de 1833 (monographie de Chapentier). A cette époque, l’école et la mairie ne sont qu’un . Le   presbytère est le lieu où sont dispensés les cours. Précisons qu’au dessus de l’école, un pigeonnier existait.

Sur les délibérations, on retrouve la liste des enfants admis gratuitement
conformément à loi de 1850. Comme il est noté sur le registre, la liste est arrêtée de concert avec monsieur le Curé. En 1876, deux    enfants figurent sur cette liste.

Il convient de préciser que les instituteurs, avaient d’autres fonctions : chanter au lutrin
(chœur de l’église); ils étaient aussi chargés des opérations d’arpentage (mesurer les terres agricoles), et pouvaient se rendre de maison en maison avec le bénitier pour faire l’aspersion. Et ils exerçaient les fonctions de secrétaire de mairie. En 1808, une rétribution est votée pour l’instituteur.

Lors de la séance de février de 1882, la première caisse des écoles est créée. Elle a pour but d’encourager et de faciliter la fréquentation des établissements scolaires par tous les moyens et notamment par des récompenses… Un comité est élu pour en gérer le budget, le fonctionnement.

Le 26 février 1882, Monsieur le Président de la caisse des écoles donne lecture au Conseil Municipal d’une lettre de Monsieur le Sous Préfet en date du 13 février 1882 contenant les instructions données par l’administration supérieure à la reconstruction de l’école communale.
Il rappelle à l’assemblée le mauvais état du local. Le conseil prend la décision d’engager des travaux : Logement de l’instituteur dans le presbytère, création de la salle de classe.

Divers travaux ont lieu les années suivantes (restauration des grilles de l’école, de la porte d’entrée).
En 1966, de nouveaux aménagements sont prévus. L’état octroie annuellement des   budgets pour l’école.

L’année 1993, la rénovation de l’école est votée : agrandissement de l’école. La mairie est définitivement séparée de l’école.

En 2010 lors d’un conseil municipal, l’agrandissement de la salle de classe est décidé en raison de l’augmentation du nombre d’élèves. Les travaux sont prévus en 2011.

Le chemin de l’école est encore à suivre.

sur le chemin de l'école 02sur le chemin de l'école 03

La véritable histoire de la rue du moulin

On ne nous dit pas tout …….

Savez-vous qu’à l’emplacement de la forêt   actuelle qui d’ailleurs est en train de se dégarnir à grands pas,
existaient trois Moulins entre Chambre Fontaine et Montgé-en Goële.

Ces moulins étaient desservis entre autre par l’ancien grand chemin de Lagny à Senlis, dont on peut encore
apercevoir le tracé dans la    forêt au-dessus de la ferme de Chambre Fontaine (grâce à son terrain sableux, c’est
aujourd’hui un quartier d’habitation bien connu des renards).

Le Plessis l’Évêque

Les anciens avaient donc choisi ces emplacements sur les hauteurs au dessus de chaque village pour construire des
moulins et ainsi bénéficier des vents, on y trouvait donc, tous les trois alignés (voir la carte ci-dessous) :

Le Moulin de Montgé
Le Moulin de Cuisy
Le Moulin de Saint Jean

Imaginez-vous en ces temps anciens, en train de vous arrêter « à pieds bien entendu » au bout de la « Rue des Vieux
Moulins » afin de contempler leurs voiles en pleine action, et de voir au loin les charretiers montant lentement
vers le Moulin de Saint-Jean qui était le plus proche de notre village (ce dernier se trouvait au-dessus de Chambre Fontaine).

Entre le moulin de Cuisy et le moulin de Saint Jean, existait la « Maison Neuve » dont on peut encore apercevoir
aujourd’hui les vestiges de ses fondations.

Le guide et l’historien officiel du village… peut vous y emmener si vous le désirez (sauf, s’il se perd, ce qui
m’est arrivé une fois en sa compagnie, un jour au printemps, où nous avions décidé d’aller faire un tour aux
sources de l’ancien château du Plessis-aux-Bois qui se trouve dans la forêt au-dessus de Chambre Fontaine).

A l’époque où ces moulins étaient en activité, la forêt ne se situait pas où elle se trouve aujourd’hui.

En effet, prenant naissance dans le massif de Dammartin-en-Goële, elle descendait tout droit le long de la route
actuelle de Montgé-en-Goële sur Cuisy et le Plessis-aux-Bois (Eh oui, le nom de ce village n’était pas usurpé comme
aujourd’hui), tout en évitant le Plessis l’Evêque, pour se terminer aux environs de la ferme de la Trasse, par le
bois du même nom.

C’est ainsi, que sur de vieux documents on retrouve le nom de la « Rue des Vieux Moulins ».
Il est donc vraisemblable que pour « simplifier les choses » la rue fût débaptisée en « Rue du Moulin » à défaut
d’être historique, cette nouvelle appellation est moins poétique.

1 : Moulin de Montgé 2 : Moulin de Cuisy 3 : Maison neuve 4 : Moulin de St Jean

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